La rentrée scolaire 2019 constituera la première rentrée du nouveau lycée. Les élèves ainsi que leurs familles avaient la pleine liberté de choisir l’enseignement de spécialité qui répond au mieux à leurs envies. Cette nouvelle opportunité était le fruit d’une large concertation entre le ministère de l’éducation nationale, les organisations syndicales et les 40 000 lycées de la république. Les élèves ont alors toutes les chances de réussir leur enseignement secondaire mais aussi supérieur.

Le nouveau lycée 2019

Les élèves du secondaire auront l’opportunité de suivre un enseignement commun basé sur les sciences, la maitrise de deux langues vivantes et les humanités. Le tout forme un bagage culturel riche pour bien vivre le XXIe siècle.

Les élèves suivront des enseignements de spécialité à partir de la première à la place des séries. Ils ont choisi trois enseignements de spécialités en première et choisiront 2 spécialités en terminale. Le choix de ces spécialités dépond des envies des lycéens et de leurs talents. De la sorte les élèves vont pouvoir poursuivre leurs études supérieures dans la spécialité qui va leur permettre de réaliser leurs projets.

Les parcours disponibles

Ils sont plus divers et plus adaptés aux envies et aux projets des élèves. Le nouveau lycée présente une offre diversifiée de formation sur tout le territoire de la France. En effet, presque la totalité des lycées de la république proposent les sept enseignements de spécialité les plus courants. A savoir :

·       Mathématiques ;

·       Physique-chimie ;

·       Sciences de la vie et de la terre ;

·       Humanités, littérature et philosophie ;

·       Langues, littératures et cultures étrangères ;

·       Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ;

·       Sciences économiques et sociales.

Une grande liberté de choix de l’enseignement de spécialité

Les conseils de classe montrent que les élèves ont profité de leur liberté pour choisir les combinaisons qui leur offrent la plus grande satisfaction. Ainsi, 47% des lycéens ont fait des combinaisons qui étaient impossibles avec les séries S, L et ES. On constate de même une diversification des choix avec le mélange de l’enseignement scientifique et de l’enseignement des sciences humaines. Le tableau suivant présente les combinaisons les plus choisies:

Combinaisons total des demandes pourcentage
Mathématiques + Physique-chimie + Sciences de la vie et de la terre 71 710 26.1%
Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques + Mathématiques + Sciences économiques et sociales 18 736 6.8%
Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques + Langues, littérature et cultures étrangères + Sciences économiques et sociales 17 891 6.5%
Mathématiques + Physique-chimie + Sciences d’ingénieur 12 467 4.5%
Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques + Humanités, littérature et philosophie + Sciences économiques et sociales. 11 983 4.5%
Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques + Humanités, littérature et philosophie + Langues, littérature et cultures étrangères 11 679 4.2%
Mathématiques + Physique-chimie + Numérique et sciences informatiques. 9 568 3.5%
Mathématiques + sciences économiques et sociales + sciences de la vie et de la terre 9 529 3.5%
Mathématiques + Sciences économiques et sociales + Langues, littérature et cultures étrangères 8 322 3.0%
Mathématiques + Physique-chimie + Sciences économiques et sociales 7 054 2.6%
Sciences de la vie et de la terre + Sciences économiques et sociales + Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques 6 393 2.3%
Sciences économiques et sociales  + Humanités, littérature et philosophie + Langues, littérature et cultures étrangères 5 183 1.9%
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Que puis-je faire Sans le bac?

Le bac est un diplôme certes important pour poursuivre ses études supérieures ; mais il n’est pas l’unique voie pour la poursuite de ces études. Effectivement, il y a de nombreuses issues qui s’offrent pour accéder à l’enseignement supérieur sans le bac. Voici à présent quelques solutions que peuvent se donner les non-bacheliers.

Le redoublement

Le redoublement reste toujours la meilleure alternative pour ceux qui ont échoué leur bac. Les redoublants ont une forte chance de réussir leur bac. Les statistiques le prouvent ; 9 sur 10 des élèves réussissent leur bac après avoir redoublé. La raison c’est que les programmes sont déjà vus, les épreuves sont déjà passées,… en gros on est très bien préparé.

Si cette alternative ne semble pas convaincante et bien il y a une possibilité de suivre des études supérieures sans ce diplôme. Mais il faut savoir que les choix sans limités et la concurrence est vive avec les bacheliers. Ce qui signifie que la persévérance doit être de mise.

L’accès à la faculté sans bac

Pour accrocher sa place à la fac, le non-bachelier a deux solutions seulement :

·       La première consiste à obtenir d’abord un DAEU (Diplôme d’accès aux études universitaires) qui permet de s’inscrire en première année d’étude universitaire. Ce diplôme se prépare en un an et s’adresse uniquement aux jeunes âgés de 24 ans ou plus et aux jeunes qui ont au moins 20 ans et qui ont une expérience professionnelle de deux ans. Le DAEU accueille surtout les jeunes qui ont abandonné leurs études avant le bac ou ceux qui ont raté ce dernier.

·       La deuxième consiste à accéder à des formations sans le bac. c’est le cas de « la capacité de droit » qui permet d’intégrer un DUT carrières  juridiques ou un L1 de droit. Pour être admis il faut avoir 10 sur 20 comme moyenne sur l’ensemble des 2 années. La formation  survole l’ensemble du domaine d’application de la spécialité et traite les notions juridiques de base. Cette formation n’est pas professionnelle mais prépare à des études dans ce domaine.

L’accès aux écoles spécialisées

Les non-bacheliers peuvent accéder aux écoles spécialisées ; dites de métier ; qui préparent aux métiers de commerce, de comptabilité, de santé, etc.

A titre d’exemple les écoles de l’art admettent des candidats avec le niveau bac. Elles proposent une formation qui peut aller jusqu’à 5 ans, à l’instar de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts.

L’enseignement à distance

L’étude à distance est une bonne solution pour les étudiants qui n’ont pas pu obtenir leur bac et qui ne veulent pas suivre la méthode classique de l’enseignement. Par cette voie, ils peuvent avoir un diplôme aussi valable que les autres diplômes nationaux.

Le CNED (centre national d’enseignement à distance) offre la possibilité de préparer certains diplômes à distance. De même pour la FIED (fédération interuniversitaire de l’enseignement à distance) qui est un réseau qui regroupe plusieurs universités qui dispensent un enseignement à distance.

Le poste de fonctionnaire sans le bac

Le non-bachelier peut devenir un fonctionnaire en réussissant un concours de la catégorie C qui n’exige pas de diplôme. Les postes à pourvoir sont : gardien de la paix, adjoint administratif, ouvrier professionnel, etc.

 

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Le ministère de l’Education nationale a mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement qui visent à favoriser l’autonomie des élèves en situation d’handicap. Cet accompagnement est assuré par des personnes sous contrat de droit public qui reçoivent une formation leur permettant de se doter des techniques et des informations susceptibles de leur faciliter la tâche.

Le personnel assurant l’accompagnement des élèves en situation de handicap (AESH)

Ce sont des personnes recrutées par contrat par l’Etat pour une durée de trois ans maximum renouvelable une seule fois. Le contractuel ayant travaillé continuellement durant six ans peut prétendre à un contrat à durée indéterminée (CDI).

Le personnel d’accompagnement a pour mission d’aider les élèves handicapés et de favoriser leur l’autonomie. Il œuvre sous la surveillance des enseignants. Les personnes chargées de l’aide humaine travaillent sur tous les lieux et tous les temps scolaire. Ainsi, les handicapés sont accompagnés dans les actes de la vie quotidienne, dans les activités de la vie relationnelle  et dans l’accès aux activités scolaires.

Ce sont alors quelque 43 041 personnes chargées de l’accompagnement au quotidien des personnes handicapées.

L’adaptation à l’emploi des personnes chargées de l’aide humaine

Les personnes chargées de l’aide humaine doivent recevoir nécessairement une formation après leur signature du contrat de recrutement. La formation proposée à ces personnes dure 60 heures et est assurée par les équipes des circonscriptions. Ces équipes seront outillées des ressources mises à la disposition des académies. En plus, le réseau Greta assure une formation d’insertion professionnelle d’une durée de 60 heures étalées sur deux ans au profit des nouveaux recrutés.

L’aide humaine individuelle

La décision d’attribution d’une aide humaine individuelle pour la scolarisation revient à la commission des droits de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Cela passe évidemment par une évaluation des besoins du handicapé faite par l’équipe pluridisciplinaire. La CDAPH détermine les activités de la personne en charge de l’aide humaine selon une quotité horaire.

L’aide mutualisée

La même CDAPH, peut décider une aide mutualisée pour la scolarisation de l’élève handicapé si sa situation la nécessite suivant l’évaluation de  l’équipe pluridisciplinaire. Ce type d’aide est destiné aux élèves qui ne nécessitent pas une intention particulière et continue. L’aide mutualisée est une aide souple,  à proximité et sans quotité horaire.

L’accompagnement des handicapés : expérimentation d’une nouvelle organisation

Depuis la rentrée 2018, chaque académie expérimente des pôles inclusifs d’accompagnement localisé (Pial) au sein des écoles, des collèges et des lycées généraux, techniques ou professionnels. Le but de cette expérimentation est de proposer un accompagnement amélioré aux élèves en  situation de handicap. Ce projet donne  plus d’importance à la coordination des moyens d’accompagnement en pôle des aides pédagogiques, éducatives, thérapeutique et humaines. Il incite, aussi, les professeurs à identifier les vrais besoins des handicapés et d’y trouver les réponses adéquates.

Cette expérimentation concerne la différenciation pédagogique, l’évaluation des besoins, la diversité de l’offre de formation et l’organisation de l’aide humaine.

 

 

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Pour permettre à tous les handicapés de la république de suivre une scolarisation normale, le ministère de l’Education Nationale a  rendu publique une circulaire pour une école inclusive prévoyant un ensemble de parcours pouvant aider les personnes en situation de handicap à réussir leur scolarisation.

1)     La scolarisation au sein des établissements

a.     La scolarisation individuelle

Les établissements de scolarisation des personnes handicapées varient selon la nature du handicap et sa gravité. La scolarisation peut se dérouler soit sans aucune aide ni humaine ni matérielle, soit avec les aménagements nécessaires si la situation de l’élève l’exige. Ainsi, certains élèves handicapés peuvent bénéficier d’une scolarisation individuelle qui prévoit des matériels et des pédagogies adaptés.

b.     La scolarisation collective

Les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) renforcent l’inclusion scolaire des handicapés en groupant les élèves ayant des troubles compatibles dans de petits groupes. Ces dispositifs permettent l’accompagnement du progrès de scolarisation des élèves dans des écoles ordinaires.

Les ULIS sont implantées de manière à les rendre accessibles à tous les élèves en prenant en considération les contraintes liées au transport. Cet effort se poursuit aussi dans les lycées professionnels qui sont appelés à travailler en réseau pour offrir une formation professionnelle répondant aux besoins des élèves. Ces derniers, faisant toujours partie de l’établissement scolaire, bénéficient, si le besoin est, de temps de regroupement. On peut citer deux types des ULIS :

o   Les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) à l’école

Elles se trouvent dans des écoles élémentaires et elles accueillent les élèves handicapés qui peuvent suivre leur scolarisation dans un milieu scolaire ordinaire. Les objectifs d’apprentissage poursuivis sollicitent des méthodes adaptées qui requièrent des temps de regroupement dans des salles réservées à cette fin.

o   Les unités localisées pour l’inclusion scolaire au collège et au lycée

Les élèves du secondaire en situation de handicap profitent de l’appui de l’ULIS dans le cas où les exigences de la scolarité individuelle ne sont plus compatibles avec leur type de handicap. Alors au sein de ces ULIS, les élèves reçoivent l’aide d’un enseignant spécialisé qui leur dispense un enseignement adapté permettant d’atteindre les objectifs du projet personnalisé de scolarisation (PPS).

2)     Les établissements médico-sociaux

La commission des droits de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) peut orienter un élève vers des établissements médico-sociaux si sa situation le nécessite. Ces établissements offrent une prise en charge thérapeutique, éducative et scolaire.

3)     L’enseignement à distance

Le centre national d’enseignement à distance propose un enseignement à distance pour les élèves qui ne peuvent pas, en raison de leur handicap, suivre leur scolarisation dans un établissement scolaire.

4)     Projet de l’établissement

Les projets de l’établissement doivent concrétiser l’esprit de l’école inclusive. Ils doivent contenir un volet retraçant les stratégies d’accueil et d’accompagnement des élèves handicapés. En outre, ils doivent mettre en place les adaptations nécessaires pour le bon déroulement de la scolarité des handicapés en tenant compte des PPS.

Le volet formation continue doit être présent dans les projets de l’établissement, surtout pour les enseignants non spécialisés qui prennent en charge des personnes handicapées dans leurs classes. Ainsi, un appui et un accompagnement doit leur être dispensés.

 

 

 

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