Les cours de soutien scolaire en France.

Les cours de soutien scolaire en France.

La France bat tous les records!

Chaque année, plus de 40 millions d’heures de cours de soutiens sont dispensées en faveur des écoliers, collégiens et lycéens français. C’est d’ailleurs la France qui se trouve en haut du podium des pays européens ayant recours aux heures supplémentaires.
C’est en raison des nombreuses difficultés que rencontrent les élèves français au cours de leur vie d’apprenants. Le centre d’analyse stratégique l’affirme: «La France est, parmi les pays développés, celui dont les élèves en difficulté sont les plus nombreux.» C’est là que surgit la fameuse question qui pose polémique : le soutien scolaire
doit-il être public, privé ou bien doit-il devenir associatif?

La France en tête de lice.

La France représente le premier marché européen de cours de soutien scolaire. Avec un chiffre d’affaire qui dépasse largement le millard et demi d’euros et contrairement à ses voisines l’Allemagne, l’Angleterre et les autres pays du nord, le soutien scolaire y est quasi nécessaire en raison d’une grande concurrence quant à l’obtention de diplômes cotés. Comme en Asie du Sud Est et en Europe de l’Est, le recours aux cours de soutien scolaire privé est primordiale, car le système universitaire devient de plus en plus élitiste ce qui amène les élèves à ressentir une grande pression quant à leur réussite scolaire.
Entre les pays de l’Asie du Sud Est et les pays de l’Europe de l’est, la France se différencie d’une grande aisance matérielle et des infrastructures dédiées aux cours de soutien scolaire, à savoir des dispositifs publics accessibles à tous, des associations et des structures privées nombreuses.

Un budget colossal!

Dans la majorité du pays, les parents privilégient le déplacement des enseignants à domicile et déboursent près de 1500 euros par an à cet effet, soit un tarif moyen de 37 euros par heure. Selon une étude de l’institut Xerfi, ce type d’enseignement dit privé représente 13% du marché
Afin d’aider financièrement les parents, l’Etat a mis en place une loi Borloo qui consiste à déduire de l’impôt sur le revenu la moitié des sommes dépensées dans les cours particuliers. Cette loi sortie en 2005 visait également la réduction du travail non déclaré dans ce domaine.

Pourquoi certains délaissent-ils le privé en faveur de l’associatif?

Une question de principe paraît-il ! Tout comme certains parents préfèrent par principe encourager l’enseignement public, ils préfèrent inscrire leurs enfants dans des structures associatives dédiées aux cours de soutien. Certes, des structures moins onéreuses, quelques fois gratuites, mais qui ont sans aucun doute la même volonté que les structures publiques à accompagner l’élève vers la réussite scolaire. C’est plus une question de confiance envers le système associatif.
Afin de rééquilibrer la balance et d’égaliser les chances de tout le monde, le centre d’analyse stratégique présente deux solutions innovantes. La première est d’accroître un enseignement e-learning c’est à dire enseigner à travers une plateforme en ligne, puisque le net est accessible à tout le monde aujourd’hui, et la seconde est de mobiliser le service civique en passant par une convention entre le ministère de l’Education nationale et l’Agence du service civique pour faire augmenter le nombre de volontaires au service civique,dans le but d’accompagner les élèves dans leur apprentissage.
Enfin, ce qui est incontestable c’est que les trois pistes (privée, associative et
publique) offrent une même qualité d’enseignement.

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