Le soutien scolaire perd haleine.

Le soutien scolaire perd haleine.

Le soutien scolaire perd haleine.

     Bien que le secteur du soutien scolaire en France se voie faramineux, il n’a pas cependant été épargné par la crise financière.
     Ayant un chiffre d’affaire surplombant les deux milliards d’euro, le secteur du soutien scolaire privé commence à laisser voir des signes de fatigue. Conséquence d’une crise financière dure, qui n’a épargné ni les petites entreprises naissantes ni les leaders tels que Acadomia, Anacours et Les Cours Legendre. Leurs dirigeants respectifs Philippe Coléon, Stéphane Cohen et Olivier Gresse reconnaissent une baisse remarquable d’activité depuis la crise financière, allant jusqu’à 15% depuis 2009.
    Cette baisse s’expliquerait par une baisse d’intérêt des parents pour les cours particuliers qui se dirigent plutôt pour des formules plus avantageuses tels que les cours de groupe souvent moins onéreux.
Le soutien scolaire perd haleine.
Solution
Les géants du secteur comme Anacours et Les Cours Legendre proposent aujourd’hui de nouvelles formules pour sauver leurs activités. Des cours de groupes, des stages intensifs, des promotions, des facilités de payement, tout pour arranger les parents qui représentent les principaux clients.
S’ajoute à la crise financière un autre facteur qui a eu un impact pas des moins conséquents sur la baisse d’activité de ces entreprises.
        En effet, depuis quelques années, l’Education nationale a intégré deux heures hebdomadaires destinés aux élèves en difficulté scolaire. Ce qui a amoindri les chances pour ces structures de se faire une place dans la vie de l’élève. Mais à la différence, l’avantage qu’ont les structures d’accompagnement scolaire par rapport à l’école, c’est que ces dernières offrent du sur mesure, un accompagnement personnalisé dans le sens où l’élève choisit son professeur, le lieu où les cours seront dispensés ainsi que la plage horaire qui l’accommode.
       Toutefois, La France reste l’un des pays les plus cotés dans le secteur du renforcement scolaire. Avec un chiffre de plus de 2 milliards d’euros, difficile pour d’autres pays de faire mieux. En Angleterre, le chiffre ne dépasse pas le milliard, en Grèce 950 millions et 400 millions pour L’Italie.
     Autre bonne nouvelle, les centres de soutien scolaires n’attirent pas que les élèves ayant des difficultés scolaires. Mais ils peuvent également compter parmi leurs clients des élèves brillants désirant renforcer davantage leur apprentissage et de maintenir un niveau élevé, ce qui augmente considérablement le nombre de clients potentiels.
      Ce type de constat ne plait pas pour autant à Philippe Coléon, fondateur d’Acadomia, qui se plaint de la Loi Borloo laquelle a imposé en 2005 la déclaration à l’Etat des cours dispensés par les étudiants et les enseignants qui travaillaient au noir, contre une réduction d’impôts de 50 % ce qui fait que ce secteur se développe de plus en plus en France et connait une concurrence de plus en plus rude.

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